2026-04-29 12:36:39
Mes sympaties a la famille Labbe,,une amie de jeunesse.
Danielle Turmel
2026-04-29 10:34:30
Je crois avoir rencontré Martine deux fois : une fois à Pâques et une fois à Noël. Deux moments, mais des souvenirs qui restent bien vivants.
Martine travaillait dans un casse-croûte à Vallée-Jonction, surtout pour payer son abonnement de golf, un de ses petits bonheurs. Ça en dit déjà long sur elle : une femme active, simple, qui savait profiter de la vie à sa façon.
Je l’ai connue à une période où je venais tout juste d’arriver au Québec. Sa maison, pour moi, représentait quelque chose de profondément québécois. Une maison chaleureuse, vivante, comme celles qu’on imagine dans les histoires d’autrefois, où les familles sont nombreuses, où ça se rassemble, où ça rit fort, et où on pourrait presque entendre un rigodon pendant le temps des Fêtes.
Je me souviens du dîner de Pâques chez elle. Des sandwichs triangles, des crudités, et, je crois, du sucre à la crème apporté par une de ses cousines, mais surtout, je me souviens de la table pleine, pleine de monde, de conversations, de rires. Après le repas, on jouait aux dominos et aux cartes, tous ensemble, autour de cette grande table dans sa cuisine. Et ça, ça m’avait marqué. Une table dans la cuisine. Pas dans une salle à manger. Là où ça vit vraiment. Là où ça jase, où ça rit.
Je me souviens aussi d’Annie, à côté, en train de colorier ou de bricoler, qui lançait avec un petit sourire : « Ah! les hommes! » pendant que les femmes accusaient en riant certains de tricher aux cartes.
Avec le temps, Bruno et moi nous sommes éloignés, et donc j'ai perdu contact avec Martine, mais elle, était toujours là, d’une certaine façon, grâce à sa tablette, curieuse du monde, attentive aux autres. Elle prenait le temps de commenter mes photos de voyage, comme un petit lien discret mais fidèle.
C’est comme ça que je vais me souvenir d’elle : une présence chaleureuse, une maison remplie de vie.
Repose-toi bien, Martine.
André Oliveira
André Oliveira